Ce  livre "Le Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes", le roman de Robert M. Pirsig, est un mystère pour moi. Après l'avoir terminé j'ai l'impression d'être passé à côté de beaucoup de choses, même si l'auteur rabâche un peu car sa reflexion sur la "Qualité" va parfois loin, limite trop...

Mais Pirsig est un être tiraillé, je dirais même autiste par moment. La folie est en stand-by et c'est cela qui rend les choses compliquées. Il a passé du temps en hôpital psychiatrique et il décrit la folie, sa folie. Cette intrusion qui va rendre sa vie complexe (et celles de ses proches), surtout pour son fils de douze ans qui l'accompagne (il mourra assassiné à 22 ans en sortant d'un temple bouddhiste). 

Il fait partie de ces hommes bouffés par leurs thèses qui sombrent parfois dans la psychose. Car la dangerosité réside dans cet investissement total, cette indéfectible volonté pour prouver au monde entier leur "vérité".

Ce voyage à Moto à travers les Etats-Unis devient pour l'auteur un "Chautauqua", terme indien faisant références aux discussions le soir durant les haltes lors de grandes chevauchées. Robert Pirsig essaye de retrouver la quiétude mais ce fameux "Phèdre", son double, qu'il méprise n'est jamais loin. Ce "Phèdre" obsédant qui a senti monter le trouble en lui et anéantir sa raison. 

Vous sortirez de cette lecture un brin "décontenancé", c'est bien le terme qui convient...